Poésie
L'oeuvre poétique de René Depestre est considérable. En 1998, elle lui vaut le Grand Prix de poésie de l'Académie française.
Etincelles
Imprimerie de l'Etat, 1945.
Paru en Haïti, le recueil qui fit entrer René Depestre avec succès en littérature. Réédité en 2005, suivi de Gerbes de sang.
Gerbe de sang
Imprimerie de l'Etat, 1946.
Écrit lors des événements qui ont eu raison de la dictature Lescot en Haïti, ces poèmes reflètent le désenchantement face à un combat qui se détériore.
Végétations de clarté
Seghers, 1951.
Poèmes d'inspiration « politique », marqués par un enthousiasme lyrique et militant.
Traduit du grand large
Seghers, 1952.
Écrit au large de Cuba, alors que René Depestre, expulsé de France, caressait l'espoir de retrouver Haïti via La Havane. Cet espoir sera déçu.
Minerai noir
Présence africaine, 1956.
Ouvrage engagé pour la dignité des hommes du tiers monde et portant sur les valeurs de la Négritude.
Journal d'un animal marin

« poème-mystère vaudou », Présence africaine,1967.
Cantate d'Octobre à la Vie et à la Mort du Commandant Ernesto Che Guevara

éd. Bilingue, La Havane, Institudo del Libro, 8 octobre 1968, réédition en 1969, SNED, Alger. (écouter R. Depestre)
Suite à la mort d'Ernesto Che Guevara en 1967, René Depestre écrit cet hommage « à notre commandant et ami Che, qui restera toujours un coeur incandescent au coeur guerillero de notre Amérique ».
Poète à Cuba

Pierre Jean Oswald, 1976.
En Etat de poésie
Les Editeurs français réunis, 1980.
Lettre à un poète du marronnage
bois gravé par Elbis Mazet, Bois Pluriel, 1988.
Au Matin de la négritude
Euroeditor, 1990.
Quatre poèmes, dont trois sont des hommages à Aimé Césaire, Léopold Sedar Senghor et Léon Damas. Le quatrième est un hymne à la machine à coudre Singer, rappelant son enfance pour dire toutes les enfances pauvres du monde.
Journal d'un animal marin

Gallimard 1990.
Choix de poèmes de 1959 à 1990, extraits de En Etat de poésie, Minerai noir, Journal d'un animal marin, Un Arc-en-ciel pour l'Occident chrétien, Poète à Cuba, Au Matin de la négritude, et autres poèmes alors inédits.
Anthologie personnelle

Actes Sud, 1993.
Prix Guillaume-Apollinaire
René Depestre y rassemble des poèmes par thèmes récurrents : la révolution, l'amour et la sensualité ainsi que des odes à quelques hommes de « bonne combustion », Bolivar, Gauguin, Gandhi ...
Un Eté indien de la parole
Double Cloche, 2001.
Trois poèmes avec des estampes d'Yves Picquet.
Non-assistance à poète en danger
Paris, Seghers, 2005.
A l'aube du XXIème siècle, le poète porte un regard sur le monde et s'inquiète du sort fait à la poésie. Il démontre qu'il n'a rien perdu ni de sa verve dénonciatrice, ni de son humour.
Rage de vivre : oeuvres poétiques complètes
Seghers, 2007
Recueil des oeuvres poétiques complètes de R. Depestre. Véritable autobiographie poétique, cette somme permet de suivre l'itinéraire littéraire et humain d'un auteur au parcours exceptionnel.
Romans et nouvelles
Dans son enfance, René Depestre aimait beaucoup les « audiences », formes de récit oral qu'il allait écouter dans les rues de Jacmel. Il adorait aussi raconter des histoires à ses frères et soeurs. Dans sa maturité, l'écriture de nouvelles et romans s'est imposée à lui comme une nécessité.
Le Mât de cocagne
Gallimard, 1979.
Un livre-métaphore pour dire le refus de s'avouer vaincu. Henri Postel, homme d'action d'une île tropicale écrasée sous la dictature, s'est fermement opposé au tyran local. Il s'inscrit au grand concours annuel du mât de cocagne suiffé qui lui permettrait non seulement de remporter un triple trophée : un gros chèque, des objet de valeur, un fusil mitrailleur, mais surtout de retrouver l'estime de ses concitoyens et de leur redonner le goût de la lutte.
Alléluia pour une femme jardin
Gallimard, 1981.
prix Goncourt de la nouvelle
Hadriana dans tous mes rêves

Gallimard, 1988.
Cet ouvrage a reçu de nombreuses distinctions, dont le Prix Renaudot et le Prix de la Société des gens de lettres.
Dans ce récit empreint de réalisme merveilleux, Hadriana est une allégorie d'Haïti. Superbe mais zombifiée, elle est une morte vivante à laquelle personne ne porte secours.
Eros dans un train chinois

nouvelles, Paris, Gallimard, 1990.
Ce divertissement raconte neuf histoires d'amour, d'un pays et d'une ville à l'autre.
'La mort coupée sur mesure' in Noir des îles
Gallimard, 1995.
'Un rêve japonais' in Le serpent à plumes : récits et fictions courtes,
Le Serpent à plumes, 1993.
Ce qui lie les textes de ce numéro, c'est un mode de vie, une imagination propre à des pays où l'on parle et l'on écrit le français, où les marques d'une sorte de mémoire française perdurent. Des textes de Blaise Cendrars, Rabah Belamri, René Depestre, Marc-Edouard Nabe.
L'oeillet ensorcelé
Gallimard, 2006
Essais
Pour la révolution pour la poésie
Leméac, 1974
Textes écrits au cours des dernières années que René Depestre passa à La Havane portant sur la recherche d'identité dans ses rapports avec le fait colonial, et sur les rapports entre littérature et révolution.
Bonjour et adieu à la négritude

Robert Laffont, 1989.
René Depestre interroge le concept de Négritude, lui préférant finalement l'idée d'une identité multiple.
Le Métier à métisser
Stock, 1998.
Essai et entretiens sur la contestation surréaliste, la Négritude Debout, textes sur Aimé Césaire, Léopold Sédar Senghor, André Breton, Che Guevara ...
Ainsi parle le fleuve noir
Paroles de l'Aube, 1998.
Sur la mémoire de l'esclavage, entre bilan personnel et réflexion sur la Négritude.
Textes autobiographiques
Encore une mer à traverser
La Table ronde, 2005.
Rassemble des textes autobiographiques, de la prose, des poèmes et des extraits de la correspondance de R. Despestre, qui s'exprime sur Senghor, Roumain, Césaire, et tente d'élucider la complexité des liens qui unissent Haïti à la France tout en racontant ses voyages de Prague au Languedoc-Roussillon en passant par Cuba.




